Temps Libre / Free Time
Home Archive Random Mobile RSS Feed Challenge
Challenge Lunettes noires sur Pages blanches : Whiteout

J’avoue que je n’avais aucunement pensé à cette adaptation au moment du challenge Lunettes noires sur Pages blanches, même si j’avais totalement conscience que je risquais de le débuter avec un comic book (je sais, j’en fais un et je l’ai fini, mais je devrais largement avoir le temps d’en faire plus).

Enfin, j’ai donc récemment visionné Whiteout, et il se trouve que j’avais déjà lu le comic book - qui possède une suite par ailleurs.

Whiteout, c’est donc l’histoire de Carrie Stetko, U.S. Marshall affectée à la station McMurdo en Antarctique après un grave pépin personnel, et va se retrouver à enquêter sur un meurtre.

L’oeuvre de Greg Rucka et Steve Lieber est extrêmement réputée dans le milieu, et il y a même une intro de Brian Michael Bendis pour le second volume, c’est dire comment cela en jette.

Seulement, je dois bien dire qu’aujourd’hui, Whiteout n’a strictement rien de révolutionnaire. C’est une histoire toute simple, qui a juste le mérite de le rester jusqu’au  bout et finalement de tenir avant tout la route grâce à cette idée. Les motivations sont bien trouvées, mais l’intrigue manque clairement d’ambition. Du moins, c’est ce qu’on pourrait espérer trouver quand on connait la réputation du comic. Ce dernier vaut en fait principalement le détour pour le travail de malade effectué par le dessinateur Steve Lieber.

Alors, forcément, je ne m’attendais aucunement à un film génial, loin de là. Le plus gros changement effectué est que Carrie Stetko était accompagnée par une femme sur la version papier. Le studio, doutant de l’accueil du public face à deux premiers rôles féminins, a mis un mâle à la place. Quelques petites choses ont donc changé, mais il faut bien avouer que comme le long métrage ne joue sur aucune tension sexuelle possible, c’est à se demander l’utilité de la manoeuvre.

Ensuite, ce qui me plaisait le plus dans sa version papier se trouvait être les explications de Stetko sur les conditions de vie en Antarctique. Elle maitrise parfaitement le climat, fait ce qu’il y a à faire, quand il faut le faire, et cela tendait à rendre cet univers blanc encore plus palpable. Cela a disparu, et il faut le dire, la version ciné apparait franchement moins compétente. Pour remplacer, elle est devenue ultra sexy - Kate Beckinsale oblige. Autre gros défaut du film, ce sont les flashbacks insistants sur l’évènement majeur du passé de notre marshall - franchement pas très inspiré sur le plan du montage là.

Whiteout sur papier se laissait lire sans déplaisir, et la version cinéma se laisse aussi suivre dans une optique similaire. L’une contre l’autre, c’est l’œuvre de Rucka qui remporte la bataille pour avoir réellement su exploiter son milieu - l’Antarctique - ce qui fait grandement défaut au film.

# Whiteout# Greg Rucka# Steve Lieber# Kate Beckinsale
Comments
blog comments powered by Disqus
Powered by Tumblr. Theme by Reeckerz