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Challenge Lunettes noires sur pages blanches - The 39 Steps

Rupert dans la version 2008 de The 39 Steps.

Je ne sais pas vous, mais moi, après avoir lu un classique, je me sens soudainement plus intelligente ! Ayant développé pendant longtemps une allergie à tous ces romans classer dans cette catégorie dont le premier remède fut Miss Austen, et qui tout doucement mais sûrement - principalement aidé par la littérature anglophone - s’installe dans ma petite bibliothèque (la collection Reader’s Digest du grand-père récupéré il n’y a pas si longtemps ayant fait tout le travail).

Enfin, décidée à lâcher un peu la littérature de genre, et de profiter de l’accalmie télévisuelle pour un petit livre, j’ouvre mon tiroir et découvre Les 39 marches, que j’avais oublié que j’avais. Le petit de 1€ si mes souvenirs sont bons a été acheté d’occasion, après l’étrange découverte qu’il s’agissait d’un classique suite au visionnage des versions de 1935 et 2009.

Les 39 marches - le livre - est un des premiers romans du genre “homme en fuite” mettant en scène l’imperturbable ou presque Richard Hannay, s’ennuyant ferme à Londres, et qui va voir cela brisé quand un homme lui dévoile une conspiration avant de finir mort dans son appartement.

Voilà notre flegmatique Richard à fuir les meurtriers de cette nouvelle connaissance et la police. Richard nous narre donc ses aventures (c’est la première), démontre son sang froid implacable, à quel point Dame la Chance l’aime (c’est peu dire), offre à l’intrigue quelques petits rebondissements impossibles, et sert son pays ! Merveilleux Richard, la classe britannique incarnée ! Sur sa route, de braves gens souvent pauvres, des gens intelligents souvent méchants, des alliés imprévus, des ennemis un peu partout.

Au début, j’avoue, malgré mon sens de l’aventure, je n’ai pas été convaincue par les aventures de Hannay. Le livre est bien maigre (155 pages), et j’ai fini par me prendre au jeu de cet enchainement de malchance et de chance, qui donne toute la saveur au livre. Il y a un certain n’importe quoi entre nous qui confère à l’histoire son charme et fait de Les 39 marches un petit ouvrage qui se lit bien vite et nous rappelle bien le thriller simple d’une autre époque.

The 39 Steps - de 1935 - (titre en VO car film en VO) est une réalisation de Sir Alfred Joseph Hitchcock, qui tient justement ici le premier film de sa série “homme pourchassé”. Et, difficile de ne pas voir là, dans cet ouvrage et en Richard Hannay, ce qui a servi de source d’inspiration à l’aujourd’hui bien plus culte cinématographique parlant North by Northwest. Bien sûr, Hitchcock a limité les tours de passe-passe du roman, tue une femme dans l’appartement de notre héros, et va lui en coller une autre pour égayer son trajet - ce qui modifie le trajet et les aventures de vol identitaire de Hannay. Les 39 marches se transforment en organisation ici pour le bien de l’intrigue par exemple. C’est un peu moins grandiloquent que l’ouvrage, et ce n’est pas non plus des plus captivants, mais cela a son charme.

The 39 Steps - de 2008 - est un drama signé BBC qui nous fût livré à la période de Noël et sur lequel j’avais écrit un billet (voir ici). Le livre change un peu mon point de vue quant au fait que je croyais que celui-ci tirait un peu d’inspiration de North By Northwest avec sa scène de poursuite d’avions. Or, il se trouve que cela sert de couverture à mon livre et que Hannay se retrouve devant un vaste terrain et un avion qui le recherche ! Sa qualité première à mes yeux est d’avoir Rupert pour incarner Richard Hannay et il le fait très bien. Le flegme et la classe britannique ! En tout cas, il est assez fidèle au personnage du roman. On y ajoute encore une fois une demoiselle et une romance (ce qui va gâcher la fin, différente du roman), et entraine donc encore une fois des divergences, le trajet du héros ne pouvant être le même. Il fait quand même un petit bout de route tout seul. Cette fois-ci, c’est bien des marches que nous avons, mais elles ne sont pas au même endroit et n’ont pas la même signification.

Nous avons donc deux adaptations qui prennent beaucoup de libertés par rapport à l’œuvre originale de John Buchan, ce qui crée bien entendu des films plus intéressants à visionner- je n’aime pas quand c’est trop fidèle, cela m’ennuie. Les romances n’ajoutent pas grand-chose de plus à l’histoire, si ce n’est une touche de féminité (complètement absente du roman), mais ce n’est pas non plus ce qu’il y a de plus inspiré dans les libertés prises. Quelle que soit la version, Richard Hannay est un homme doté d’un grand sang-froid.

Pour finir, rendez-vous chez Happy Few pour voir la progression du challenge chez tous les participants.

# Les 39 marches# The 39 Steps# Challenge Lunettes noires sur pages blanches
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