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Challenge - lunettes noires sur pages blanches : Le Guide du voyageur galactique / The Hitchhiker’s Guide to the Galaxy

The Hitchhiker’s Guide to the Galaxy (2005).

Le retour du Challenge  lunettes noires sur pages blanches ! J’ai hésité pour ce billet, car le courage me manque beaucoup actuellement. Alors, pour l’occasion, je vais essayer de faire court - ce qui est paradoxal, vu qu’il y a 5 livres.


Aujourd’hui, je me frotte donc à The Hitchhiker’s Guide to the Galaxy, trilogie en 5 tomes de Douglas Adams que tout bon lecteur de SF a lus un jour.

C’est donc l’histoire de ce pauvre Arthur Accroc – ou Dent, dans la VO et les livres ont été réédités avec les noms originaux, si ce n’est que j’ai toujours affectionné le nom Accroc – petit terrien, qui va découvrir le vaste univers quand son ami Ford lui révèle ne pas être du coin et lui sauve la vie juste à la dernière minute, la Terre étant détruite. Les deux vont finir par être repêchés par Zaphod et la terrienne Trillian. S’ensuivent donc de folles aventures dans l’espace.

L’œuvre littéraire comprend donc 5 livres, de qualité variable, et presque décroissante. D’abord, j’ai toujours eu un faible pour les titres fort inspirés : The Hitchhiker’s Guide to the Galaxy (1979), The Restaurant at the End of the Universe (1980), Life, the Universe and Everything (1982), So Long, and Thanks for All the Fish (1984) et Mostly Harmless (1992)

Ensuite, mon plus gros problème avec Adams a toujours été qu’il ne possède pas un style toujours très inspiré. Si on fait exception des blagues qui tombent à l’eau, sa plume fait parfois défaut et l’histoire en pâtit. Cela se ressent bien plus au creux de la vague, car cela ne pousse pas toujours à continuer et certaines idées en souffrent. C’est là que se trouve le plus grand atout de l’auteur, il en a pleins. Par contre, autant le dire, la romance n’est pas du tout son point fort. Quoi qu’il en soit, même si ce n’est pas toujours des plus passionnant, les efforts sont souvent récompensés simplement par une suite plus efficace ou simplement par le fait que des éléments prennent une plus grande importance par la suite. Et la fin de l’œuvre est assez percutante (je ne tiens pas compte du tome 6 écrit par Eoin Colfer). Ce qui m’avait énormément séduite quand j’ai découvert Adams, c’est l’exubérance, le côté peu terre-à-terre permettant de réellement aller dans des extrêmes que les limites de la science empêchent.

Vient ensuite le film, qui ne se bâtit par autour de tous les tomes, je vous rassure. En fait, il est principalement basé sur le premier, mais emprunte des choses aux autres, ce qui est à souligner. Car finalement, au jeu des comparaisons, on y perd forcément quelque chose si on n’a pas lu tous les livres au visionnage. A savoir que ce n’est pas sur papier qu’à vu le jour l’histoire, étant avant passé entre autres par la radio et la télévision avant, et qu’aucune version n’est exactement comme l’autre, Adams ayant réécrit des parties à chaque fois en fonction du support. Donc, le film prend forcément des largesses avec l’histoire, mais réussit à mon goût à bien représenter l’univers et l’ambiance, ce qui est pour moi l’essentiel d’une adaptation. Une œuvre trop proche se révèle ennuyeuse quand on est familier avec le matériel original.

Je sais qu’il existe une grosse part de fans d’Adams qui n’aime pas cette adaptation. Bon, si j’apprécie ce qu’Adams a fait pour le genre, je ne suis pas non plus une admiratrice – enfin si, de ses idées, mais vous voyez où je veux en venir – donc je n’ai aucun problème avec le film, bien au contraire.

Enfin, si les livres sont des incontournables, il faut bien dire que de par ce fait, le film ne l’est pas vraiment.

Pour une critique individuelle du film, je vous renvoie ici, et comme toujours vous pouvez aller faire un tour sur la page récapitulative du challenge chez Happy Few.

# he Hitchhiker's Guide to the Galaxy# Le Guide du voyageur galactique
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